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Tome second.
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lgS RAPPORT

est séchée, triée et battue, et où les coutilssont trempés et lavés dans la fontaine placéeau milieu de la cour. Remarquons en passantque les lits de l’Hôtel-Dieu n’ont, avec lapaillasse , d’autre garniture qu’un lit de plu-me. Cet hôpital est le seul à Paris où on aitconservé cette mauvaise pratique du vij emesiecle ( 1 ) ; il est encore à cet égard comme autemps de sa fondation. L’usage des matelas delaine est plus sain, il a prévalu; maisles vieùxusages durent dans les corps, dans les éta-blissements publics, lors môme que la nationne les connoît presque plus. La laine se net-toie plus facilement, plus complètement quela plume ; l’infection et l’humidité se retran-chent dans les pores des tuyaux et dans lesbarbes des plumes; et après avoir été séchéeset battues, ces plumes conservent en partieles principes morbifiques dont on a voulu lesdépouiller. La contagion, portée de l’Hôtel-Dieu à S. Louis , est rapportée de S. Louis à .l’Hôtel-Dieu, et, en revenant infecter de nou-veau. le lieu d’où elle est partie, elle traverse

(1) On croit que l’Hôtel-Dieu fut fondé par S.Landry, -évêque de Paris, vers l’an 660. Piganiol dela Force, Description de Paris, tome 7 , page 466.’