Band 
Tome second.
Seite
204
JPEG-Download
 

204 rapport

deux files du milieu se touchent, et il ne resteentre celles - ci et les autres qu’un passagede six pieds et demi de chaque côté. Il estdifficile d’y maintenir la propreté, lorsqu’onaccumule, dans un échangeoiretdans un ca-veau de cette salle, tout le linge chargé depus , de sang et d’autres matières fétides :c’est un foyer d’infection qu’on y conserve ;d’ailleurs chaque lit en est un. Le 12 janvierde cette année, il y a voit 258 blessés pour11 x lits (x). Il y en avoit donc un dans chacundes 33 petits lits,et 226 dans les grands : c’esttrois par lit. Tous les soins du monde nepeu-vent tenir propre et sans odeur un lit où ilse fait tous les jours trois ou six pansements.Ajoutez à ce tableau les latrines qui sont tropprès de la salle , trop petites pour le nombredes malades , et toujours salies dès l’entrée ;les lits des agonisants , et qui, souillés, sontun nouveau foyer d’infection; les exhalai-sons que fournit l’escalier, et qui montent dela salle S. Charles placée au dessous, où sont3 à 400 fiévreux ; et ce tableau est celui dela salle des blessés.

U) Voyez la feuille du mouvement de ce jour.