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RAPPORT
instant une petite portion de l’air vital quinous entoure ; et s’il n’étoit pas renouvelle,au moins au bout d’un temps, nous péririonsau milieu d’un fluide dénaturé et que nous-mêmes aurions rendu mortel. Les animauxne vivent que peu d’instants sous une clochede verre hermétiquement fermée, et l’expé-rience permet d’avancer qu’un homme nevivroit pas plus de 24 heures , s’il n’avoitqu’une demi-toise cube d’air qui ne fût pasrenouvellé (x).
Les salles Cela posé, on peut examiner la quantitéde 1 Hôtel- d’air que les malades ont à respirer dans lestrop basses, différents hôpitaux. On voit, par le tableaudes salles re- ci-joint, que les salles de S. Paul et dedifférentes 1 Landry , à l’Hôtel-Dieu , sont les plusmaladie*, basses de toutes celles qui sont ici compa-rées. Les salles de la Charité, par exemple,ont près de 17 pieds de haut pour i 5 et34 malades seulement, tandis que les deuxsalles de l’Hôtel-Dieu n’ont que xa à 14 pieds
( 1 ) Un homme paraît consommer 5 pieds cubesd’air par heure , et par conséquent une demi-toisecube ou 108 pieds en vingt-une heures et demie.M. Lavoisier, Mémoires de la société royale demédecine, page 5 j 2 .