SUR l’hÔTEL-DIEU. 21§
rive clans certaines salles que chargé de lacorruption de toutes les autres. C’est ici lagrande cause de l’insalubrité del’Hôtel-Dieu :qu’il nous soit permis de la développer.
L’homme respire sans cesse l’air dont il Lhomms
J- altéré 1 air
est entouré , il ne peut s’en passer un instant ; qu’il respi-
, . . * ... re.Delànaît
c est cet air qui entretient la vie : mais ia] a nécessitémasse entière de l’air n’est pas consacréecet emploi ; chaque portion d’air est com-posée , pour les trois quarts environ, d’unfluide nommé mofette atmosphérique, danslequel les animaux'ne pourroient vivre ; etpour l’autre quart, d’un airéminemmentres-pirable, destiné principalement à entretenirla vie, et qui, par cette raison, a été nomméair 'vital ( 1 ). C’est donc cettepartie que nousrespirons réellement ; mais elle est en partiedénaturée dans le poumon ; l’expiration, enrendant à-peu-près les trois parties de mofetteatmosphérique , ne rend pas tout l’air vitalcpii a été respiré, et elle y substitue une partied’air fixe. Nous consommons donc à chaque
(î) La mofette atmosphérique est pour 72 ou 70parties , et l’air vital pour 28 ou 27 sur cent. M. La-yoisier, Mémoires de la société royale de médecine,page 570..