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l’hôtel
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deviendrait presque nulle. Dans un grandétat, les grands établissements semblent seulslui appartenir ; seuls ils ont une masse quirésiste au temps, et une importance qui sefait toujours respecter. L’état qui les a élevésdoit les soutenir ; leur conservation devientUn devoir sacré , un devoir cV aillant plusindispensable , que tout se passe au grandjour. Si l’hôpital manquoit de fonds poursoulager les malades , l’édifice , en partiedésert, recevrait lés malédictions du pauvre ;et l’homme dur qui i’auroit ainsi fermé à lamisère, n’échapperoit pas aux reproches dela nation. Cet avantage des grands hôpitauxest précieux ; car si les vertus privées sontd’autant plus estimables qu’elles sont pluslibres , il est bon , il est nécessaire que lesvertus publiques soient commandées par lescirconstances , et que les hommes soientenchaînés par ces circonstances mêmes auxdevoirs de première nécessité. C’est encoreun avantage de ces hôpitaux , que l’adminis-tration en est plus facilement éclairée : cettelumière encourage les hommes qui se dé-vouent à des fonctions pénibles et gratuites ;et c’est pour leur ménager le tribut d’opi-nion qui est leur récompense , que les let-
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