Band 
Tome second.
Seite
354
JPEG-Download
 

354 RAPPORT

curent chez les baigneurs-étuvistes , et queles Anglois ont dans leurs hôpitaux , nedoivent ils pas également se trouver dansdes asyles qu e le roi fait élever pour les pau-vres , et où son humanité veut que l’indi-gence obtienne les mêmes secours que payela richesse ? Il faut aussi perfectionner le litoù le malade repose. En Angleterre, les cou-chettes de presque, tous les hôpitaux sonten fer , et les tringles sont percées de trousespacés ; on y attache avec des cordes unfond de coutil, qui est comme suspendu etun peu mobile, à la maniéré des hamacs. Cefond, qui,à la mobilité près, ressemble tout-à-fait aux fonds sanglés des lits de nos mai-sons particulières , est bien préférable auxpaillasses ; il n’en a point la dureté ; sa sus-pension et sa légère mobilité font que lemalade y est couché plus mollement. D’ail-leurs ces fonds de coutil sont plus aisés àrenouveler et à nettoyer que de lourdes pail-lasses remplies de paille infectée. C’est undes grands inconvénients que nous ayonsremarqués à l’Hôtel-Dieu. Quoiqu’on puissele diminuer avec du soin et de la propreté ,cependant nous croyons que le coutil lacéest inhninjent préférable , et nous conseil-