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Tome second.
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S TIR' LES TUERIES.

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travail. Le projet d’éloigner les tueries ducentre de Paris n’est pas nouveau. C’est de-, puis long-temps le vœu des citoyens ; et cetobjet de police a plusieurs fois fixé l’atten-tion des rois et des magistrats.

Il paroît que l’on a eu d’abord l’attentionle placer les tueries sur le bord des eaux ,hors des villes et au grand air. Ce que l’onnomme à Paris la grande boucherie , lors deson établissement , n’étoit pas éloigné dela riviere. Les tueries étoient alors établies àla vieille place aux veaux : il n’y avoit pointde bâtiments autour, et ce local étoit sansinconvénient. Lorsque l’on plaça des bou-cheries sur les terrains du Temple et de S.Germain- des-prés, les tueries y étoient réu-nies ; mais le tout étoit hors la ville , en pleinair ; et comme il n’y avoit point de voisins ,personne ne pou voit s’en plaindre. Les bou-cheries de la montagne de S te Genevieve setrouvoient de même au milieu des terres la-bourables et des vignes : il n’en résultoit parconséquent aucune infection. Mais ce quar-tier commença à se peupler ; des maisons yfurent bâties dans le treizième siecle ; le col-lege de Navarre fut construit en i3o4, celuide Beauvais en i3r3, et le couvent des Car-