Buch 
1 (1866) Savants de l'antiquité : Thalès, Pythagore, Platon, Aristote, Hippocrate, Theophraste, Archimède, Euclide, Apollonius, Hipparque, Pline, Dioscoride, Galien, Ptolémée et l'école d'Alexandrie / par Louis Figuier
Seite
433
JPEG-Download
 

PTOLÉMÉE

433

quil a laissés, dun certain nombre de collaborateurs, aidesou calculateurs. Il y avait sans doute, dans la bibliothèque duMuséum, divers ouvrages spéciaux sur chacune des parties quila traitées. On avait ceux dEuclide , dArchimède , dHipparque ,dApollonius de Perge , et une foule dautres, plus ou moins an-ciens, dont la plupart depuis, se sont perdus ou ont été détruits.Mais il ne suffisait pas de trouver des faits innombrables con-signés dans des livres : il fallait les comparer, les discuter; ce quirendait indispensable une longue suite de recherches, de nou-velles observations, dexpériences et de calculs, auxquels la vieentière dun homme naurait pu suffire. Il faut donc admettreque Ptolémée eut plusieurs collaborateurs habiles et laborieux,lesquels puisèrent largement dans les auteurs qui avaient eu leplus de célébrité, et notamment dans Hipparque .

Ptolémée possédait à un très-haut degré ce génie des détailsqui découvre les matériaux de la science ; matériaux précieuxque Kepler compare à des trésors tombés entre les mains dunhomme qui ne connaîtrait point lart den tirer parti. Mais Ilip-parque avait plus que le génie des détails ; cétait un de ceshommes supérieurs qui sont également capables de sélever auxplus hautes conceptions et de descendre jusquaux moindresparticularités. Si ses ouvrages existaient encore, on serait peut-être surpris, en les comparant à 1Almaffeste, du grand nombrede faits que Ptolémée leur emprunta sans les citer.

Les professeurs et les savants dAlexandrie , qui étaient logésdans le Muséum, étaient, en général, des hommes passionnéspour l'étude, par conséquent toujours très-occupés, et ayant tousà peu près le même genre de vie. Les conférences littéraires etphilosophiques, les entretiens familiers auxquels on se livraiten se promenant dans des jardins ou dans de vastes galeries,étaient, à certaines heures du jour, leurs délassements ordinai-res. On donnait, en un mot, aux soins de la famille et aux de-voirs de la société, tous les moments que la fatigue causée parun long travail obligeait de consacrer au repos. De temps entemps, on faisait une apparition à la cour . Ptolémée , toutefois, nedevait pas se prodiguer beaucoup dans le palais du souverain delÉgypte . Le père Riccioli rapporte (1) quinvité à la table dun

(1) Almxgeste , t. I, p. 43.

T.

28