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VIES DES SAVAXTS ILLUSTRES
pitres de Gémirais. Son Hypolyposis aslronomicarum positio-num est un ouvrage plus considérable. Il y expose les diversphénomènes qui ont attiré l’attention des astronomes, et il attri-bue aux Pythagoriciens la première idée des excentriques et desépicycles. Il se sert du mot écliptique. Il décrit divers instru-ments. Il enseigne à tracer une méridienne par des ombres cor-respondantes, etc. On a encore en manuscrit son commentairesur les Harmoniques de Ptolémée.
Dans un autre commentaire sur le premier livre d’Euclide ,Proclus nous apprend comment l’astrologie ou astronomie étaitalors divisée. La Gnomonique était la première partie, elle avaitpour objet la division des heures et l’érection des gnomons. LaMètéoroscopique était la deuxième ; elle comprenait plusieursthéorèmes relatifs aux astres, les différences de leurs hauteurs,leurs aspects, etc. Enfin la Dioplrique était la troisième; elleenseignait à déterminer les distances du soleil, de la lune etdes autres planètes, au moyen des instruments, etc. Proclus explique la doctrine de Ptolémée sur les parallaxes, sur leséclipses, sur les orbites planétaires.
On ne peut faire l’histoire de la dernière période de l’Ecoled’Alexandrie sans parler de Pappus, savant mathématicien quiflorissait vers la fin du quatrième siècle de notre ère.
Pappus est très-honorablement cité par les géomètres et parles astronomes. Il commenta Ptolémée , ainsi que le traité d'A-ristarque, intitulé de Magnituàmibusetdistantiis solis et hmœ.On voit, dit Bailly en parlant de Pappus, que l’École d’Alexan-drie n’a plus que des commentateurs. Mais Pappus doit êtredistingué de la foule : il a rendu un service essentiel auxsciences en composant ses Collections mathématiques , précieuxrestes de l’antiquité, où l’on retrouve, dit Bailly, « les inven-tions et même l’esprit des géomètres anciens. »
Les Collections matJièmatiques comprenaient huit livres.Malheureusement les deux premiers sont perdus; il n’en resteque six. Dans cet ouvrage, très-important au point de vue del’histoire des mathématiques, Pappus nous a conservé, surtoutes les parties de l’ancienne géométrie, des lemmes, desthéorèmes, des recherches, qui, sans lui, eussent été perduspour la postérité. Il nous a également transmis des notions surune foule d’ouvrages, dont la plupart n’existent plus. Dans son