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1 (1866) Savants de l'antiquité : Thalès, Pythagore, Platon, Aristote, Hippocrate, Theophraste, Archimède, Euclide, Apollonius, Hipparque, Pline, Dioscoride, Galien, Ptolémée et l'école d'Alexandrie / par Louis Figuier
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ÉCOLE DALEXANDRIE

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huitième livre, il fournit de précieuses données sur la méca-nique des anciens. Cest dans Pappus que se trouvent les vingt-neuf énoncés au moyen desquels un de nos plus savants géo-mètres, M. Chasles , a rétabli, comme nous lavons dit, le traitédes Porismes dEuclide.

Diophante , mathématicien célèbre, était à Alexandrie . Onignore dans quel temps il a vécu. Si cest le même personnageque lastronome Diophante (1), sur lequel, au rapport de Suidas ,Hypatie écrivit un savant commentaire, il ne peut avoir vécuque vers la fin du cinquième siècle. En effet, Proclus et Pappusgardent, à son égard, un silence absolu, et certainement, silsfussent venus après lui, ces deux géomètres nauraient pasmanqué de faire une mention quelconque de linventeur pré-sumé de lalgèbre. Suivant larabe Aboulfarage, cité par Mon-tucla, Diophante vivait sous lempereur Julien , vers la secondemoitié du quatrième siècle de notre ère.

Quoi quil en soit, cest Jean, patriarche de Jérusalem , qui,le premier, dans sa Vie de Jean Damascène , a fait mention deDiophante , et cest son ouvrage grec intitutéApiOp-nTot, qui asauvé son nom de loubli. Les premiers manuscrits de cetouvrage, qui semble avoir été primitivement composé de treizelivres, furent découverts, en 1460, par Regiomontanus , dansles bibliothèques de lItalie . Mais on nen a retrouvé que sixlivres.

Diophante ne sest pas élevé au-dessus de la résolution deséquations du deuxième degré, quil réduit, par des considérationsingénieuses, à de simples extractions de racines carrées. Est-ilarrivé par ses propres méditations, et sans le secours dau-cun traité dalgèbre venu de lInde , ou de tout autre paysétranger? En ce cas, il eût été, dans le monde grec, le premierinventeur de lalgèbre. Mais on pouvait aussi avoir inventécette science ailleurs, comme le prouvent deux monumentsde la science indienne : le traité de Brahmequpta et celui deIthascara Acharya, traduits et publiés dans notre siècle parColebrooke, Taylor et Strachéry. On trouve, dans ces deuxtraités, des recherches dun ordre beaucoup plus élevé quetoute larithmétique des Grecs. Cest ce que nous montrerons,

(1) Biographie générale publiée chez Firmin Didot .