Etat de l’Euròpe.
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désola la France ; il menaça l’Angleterre :mais plus propre peut-être à marchanderde loin les esclaves, qu’à combattre de prèsses ennemis, il n’ajoûta aucune conquête àla facile invasion du Portugal : il sacrifia deson aveu quinze - cent millions, qui font au-jourd’hui plus de trois-mille-milions de nô-' tre monoie, pour aflèrvir la France, & pourregagner la Hollande. Mais ses trésors neservirent qu’à enrichir ces pais qu’il voulutdompter.
Philippe III. son fils, moins guerrierencore & moins sage, eut peu de vertus deRoi. La superstition, ce vice des âmes fos-siles jy) , ternit son régné & afsoiblit la Mo-narchie Espagnole. Son roiaume commen-çoit à s’épuiser d’habitans, par les nombreu-ses colonies que l’avarice traníplantoit dgnsle nouveau monde 2) ; & ce fut dans cescirconstances que ce Roi chaííâ de ses EtatsB 4 près-
y) La superstition , ce vice des antes faibles ; j’aí-merois mieuxr ce -défaut- La superstition estfille du zclc de religion : & ce zele est Pen-sant de l’amour de la vérité. '&**■!, /
z) Les Colonies que l'avarke transplantait dans lenouveau monde: j’aimerois mieux; qu’unèmau-vaise politique. L’avare veut jouir de ses tré-sors : les Espagnols vouloient répandre les leursdans toute l’Europe pour se les conserver Sispour l’affervir.