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prés de huit-cens-milles Maures , a) lui,quiauroit dû au contraire en faire venir davan-tage, b) s’il est vrai que le nombre des sujetssoit le trésor des Monarques. L’Efpagne sutpresque deserte 'depuis ce teins : la fierté oisi-ve des habitaris láiísa palier en d’autres mainslés richeííès du nouveau monde; l’or du Pé-rou devint le partage de tous les marchandsde l’Europe : en vain une loi sévére & pres-que' toujours exécutée, ferme les ports del’Amérique Espagnole aux autres nations ; lesn'égocians de France, d’Angleterre d’Italie,
' char-
d) 800000 Maures. Tous les historiens disent900000 familles ,- ce qui fait du moins le-n triple, &.ce qui est très probable , vu la dé--i:v population de .l’Espagnc, réduite aujourdui à-, r dix .millions d’hab itans.è) Cjétoit une grande faute de chasser les Mau-res : c’cn auroit été une aussi grande d’en aug-' inenter le nombre. L’Espngne avoit été sou-: mise à ce peuple; &il ét^it à craindre ques’ilÛevenoit plus nombreux, il ne se rappellât: en quelque occasion critique , qu’il avoit été- maître, & que cherchant à le devenir, il nerenouvellât ces anciennes catastrophes, qui sontsi simpses aux yeux des sages , & si terriblesaux yeux des Chrétiens. L’Espagnc n’auroitdonc pas dû faire venir un plus grand•• nombre de Maures ; mais elle auroit du pro-fiter de leur industrie , tarir les sources-de ladépopulation en.facilitant les mariages,& veil-ler fur des sujets trop puissans & trop haïspour n’êtrc pas tentés d’être rebelles.