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borné, étoit publiquement l’objet des raille-ries de la Cour & de la Fronde même. Onne parloir jamais de lui, que fous le nom deRoi des Halles. Les troujpes Parisiennes,qui fortoient de Paris & qui revenoient tou-jours battues, étoient reçues avec des huées8c des éclats de rire. On ne réparoit tousces petits échecs que par des couplets & desépigrammes. Les cabarets, 8c les autresmaisons de débauche, étoient les tentes oùl’on tenoit les conseils de guerre, au milieudes plaisanteries, des chansons, & de la gaie-té la plus dissolue. La licence étoìt si efíre-née, qu’une nuit les principaux Officiers dela Fronde, aïant rencontré le Saint-Sacre-ment qu’on portoit dans les rues à un hommequ’on soupçonnoit d’être Mazarin > recon-duisirent les Prêtres á coups de plat- d’épce.
Enfin on vit le Coadjuteur, Archevê-que de Paris, venir prendre séance au Par-lement avec un poignard dans íà poche „dont on appercevoit la poignée , & oncrioit: voilà le Bréviaire de notre Archevê-que.
A u milieu de tous ces troubles, la No-blesse s’assembla en Corps aux Augustins,nomma des Syndics, tint publiquement desséances réglées. On eût crû que c’étoit pourreformer l’Etat, & pour assembler les Etats-Tomt L F Çcué-