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Tome premier.
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Louis XIV.

14s

Nations ne fut que l’effet de son testament.Il gouvernoit les finances comme l’Intendantd’un Seigneur obéré.

Le Roi demanda quelquefois de l’argentà fouquet, qui lui répondoit ; Sire , il n’ya rien dans les coffres de Votre Majefle ;mais Monsieur le Cardinal vous en prêtera.Mazarin étoit riche d’environ deux-centmillions, à compter comme on fait aujour-d’hui. m) Plulieurs Mémoires disent, qu’ilen amaíïà une partie par des moïens tropau-deflòus de la grandeur de fa place. Ilsrapportent, qu’il partageoit avec les arma-teurs les profits de leurs courses : c’est ce quine fut jamais prouvé ; mais les Hollandoisl’en soupçonnèrent,& ilsn’auroient pas soup-çonné le Cardinal de Richelieu.

Os dit qu’en mourant il eut des scrupu-les , quoiqu’au dehors il montrât du coura-ge. Du moins il craignit pour ses biens, &il en fit au Roi une donation entière, croïantque le Roi les lui rendroit. Il ne se trom-pa point ; le Roi lui remit la donation auDout de trois jours. Enfin il mourut ; & iln’y eut que le Roi qui semblât le regretter,car ce Prince savoir déja diíïîmuler. Le jougcommençoít à lui peler ; il étoit impatient

de

m ) Mazarin n’avoit que .60 millions d’alors, quine feroientpas aujourd’hui 120 million».