Louis XIV.
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Les services, & non les aïeux, furentcomptés, ce qui ne s’étoit guéres vu encore.Par là l’OfKriers de la plus médiocre nais-sance fut encourâgé, sans que ceux de la plushaute eussent à se plaindre. L’infanterie,sur qui tomboit tout le poids de la guerredepuis l’inutilité connue des lances, parta-gea les récompensés, dont la cavalerie étoiten poíïèíïïon. Des maximes nouvelles dansle gouvernement inípiroient un nouveau cou-rage.
Le Roi, entre un Chef & un Ministreégalement habiles, tous deux jaloux l’un deVautre & ne l’en servant que mieux â) suivides meilleures troupes de l’Europe , enfin li-gué
droit insensiblement l’honneur. II ne peutpas exister, parce que tous les gentilshommessont égaux, & presque tous les officiers gen,tilshommes.
í) Turenne & Louvois étoient ennemis ; il yavoit entre eux plus de haine que de jalou-sie. 11 est bien difficile , que quand le mini-stre & le général ne s’accordsnt pas , les cho-ses aillent mieux, L’ordre du cabinet est 6nscesse en contradiction avec l’ordre du mo-ment. Louvois eut bien mieux servi Louis,s’il avoit donné dç plus grandes armées àTurenne , s’il lui avoit permis de pousser sesconquêtes en Allemagne. II auroit donc fal-lu dire ; jaloux l’un de l’autre , & en servantmoins bien . Mais cela n’auroit point été bril-lant,