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Tome premier.
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gué de nouveau avec le Portugal, attaquoicavec tous ces avantages une province mal dé-fendue d’un roïaumc ruiné & déchiré. Iln’avoit à faire qu’à fa belle mere , femmefoible dont le gouvernement malheureux lais-íoit la Monarchie Espagnole fans défense. Laveuve de Philippe IV avoit pris pour son Pre-mier Ministre, un Jésuite Allemand son Con-íestêur, nommé le Pere Nitard, hommeauíïï capable de dominer sur sa pénitente,qu’incapable de gouverner un Etat, n’aïant,rien d’un Ministre & d’un Prêtre, que la hau-teur & l’ambition. U osa dire un jour auDuc de Lerme, même avant de gouverner:O est vous qui me devez du respeB, puisques ai tous les jours votre Dieu dans mes mains ,

votre Reine à mes pieds. Avec cette fier-té si contraire à la vraie grandeur d’esprît, illaiííoit le trésor sans argent, les places detoute la Monarchie en ruine, les ports fansvaiílèaux, les armées fans discipline , desti-tuées de chefs, mal-païées, & plus mal con-duites devant un ennemi, qui avoit tout cequi manquoit à l’Efpagne.

L’art d’attaquer les places comme au-jourd’hui , n’étoit pas encor perfectionné,parce que celui de les biens fortifier & de1ns bien défendre , etoit plus ignoré. Lesfrontières de la Flandre Espagnole étoienïL f presque