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Tome premier.
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Jus CL u’ a 1 66g. 175

Enfin le 2 de Février il parc de Saint-Ger-main, avec le jeune Duc d’Enguien fils dugrand Condé, & quelques courtisans : lesautres Officiers étoient au rendez-vous destroupes. Il va à cheval à grandes journées,& arrive à Dijon. Vingt-mille hommes,aíïemblés de vingt routes différentes, se trou-vent le même jour en Franche- Comté àquelques lieuës de Besançon . & le grandCondé paroit à leur tête, aïant pour sonprincipal Lieutenant - Général, Bouteville-Montmorenci son ami, devenu Duc de Lu-xembourg, toujours attaché à lui dans la bon-ne & dans la mauvaise fortune. Luxembourgétoit l’éléve de Condé dans l’art de la guerre ;& il obligea à force de mérite , le Roi quine l’aimoit pas, à l’emploïer.

T H L étoit le nœud de cette entrepriseimprévue : le Prince de Condé etoit jalouxde la gloire de Tureniie, & Louvois de fafaveur auprès du maître; Condé étoit jalouxen héros & Louvois en Ministre b) Le Prince,Gouverneur de la Bourgogne qui touche à laFranche- Comté avoir formé le deíîèin de s’eiirendre maître en hiver, ert moins de temsque Turenne n’en avoit mis l’été dernier àconquérir la Flandre Françoise. Il commu-niqua d’abord son projet à Louvois, qui l’em-

bralla

t) La premiere pensée est fanffe; & la secondene peut être vraie.