176 Loujs XIV*
braíïà avidement, pour éloigner Sc rendreinutile Turenne , Sc pour servir en même-tems son maître.
CETTÈ province ailéz pauvre alors enargent, mais très-sertile, bien peuplée, éten-due en long de quarante lieuës, & large devingt , avoìt le nom de Franche, & l’étoiten effet. Les Rois d'Eípagne en étoient plu-tôt les protecteurs que les maîtres. Quoi-que ce pais fût du Gouvernement de laFlandre, il n‘en dépendoit que peu. Toutel’administration étoit partagée & disputée,entre le Parlement Sc le Gouverneur de laFranche- Comté. Le peuple jouillbit degrands privilèges, toujours respectés par laCour de Madrid, qui ménageoit une pro-vince jalouse de ses droits, & voisine de laFrance c ). Jamais peuple ne vécut fous ungouvernement plus doux, & ne fut si attachéà ses Souverains d). Leur amour pour lamaison d’Autriche s’est conservé pendant deuxgénérations. Mais cet amour étoit plutôtcelui de leur liberté.
Enfin
c) A peu près comme ceux de la Castille. Il yavoir un rems infini que cette province se plai-gnoit du peu de respect qu’on avoir à Madridpour s es droits. Le gouverneur les vexoitdemille maniérés.
«F) Pourquoi le peuple, ici si fidcle à ses Sou-verains se vend-il à si bas prix à un Prince4trar.ger dans la page suivante.