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Tome premier.
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É N F1 n la Franche-Comté écoic heureuse,mais pauvre ; & puisqu’elle étoit une espècede République, il y avoit des factions» Quoiqu’en dise Péliíson , on ne se borna pas »emploïer la force»

O N’ gagna d’abord quelques citoïens pardes préíens & des espérances. On s’allùral’Abbé Jean de Bátteville, frère de celui quiaïanc insulté d Londres l’Ambaííàdeúr déFrance, avoit procuré par eetoutrage, l’hu-miliation de la branche d’Autriche Espagnole»Cet Abbé, autrefois Officier, puis Char-treux, puis Turc , & enfin Ecclésiastique,eut parole d’être Grand - Doien & d’avoird’autres Bénéfices» On corrompit le Comtede Saint-Amour néveu du Gouverneur; &le Gouverneur lui-même, à la fin, ne futpas inflexible. Quelques Conseillers de ceParlement furent achetés peu cher. Ces in-trigues secrettes, à peine commencees, fu-rent soutenues par vingt - mille hommes»Besançon, la Capitale de la Province, est in-vestie par le Prince de Coudé: Luxembourgcourt à Salins : le lendemain Besançon nedemanda pùur capitulation, que la conserva-tion d’un saint Suaire, fort révéré dans cetteville; ce qu’on leur accorda tres-aisément»Le Roi arrivoit à Dijon» Louvois, qui avoitVolé fur la frontière pour diriger toutes ces

Terne I. M mat-