Louis XIV.
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des séditions de la Hongrie, la Suéde endor-mie par des négociations, l’Efpagne toujoursfoible, toujours irrésolue & toujours lente ,laissoient une libre carrière à L’ambition deLouis XIV.
La Hollande, pour comble de malheur,étoit divisée en deux factions ; l’une, des Ré-publicains rigides , à qui toute ombre d’au-torité despotique sembloit un monstre con-traire aux loix de l’humanité ; l'autre, desRépublicains mitigés, qui vouloicnt établirdans les charges de ses ancêtres le jeunePrince d’Orange , si célébré depuis fous lenom de Guillaume Trois. Le Grand-Pen-sionnaire Jean de Witt & Corneille son fré-té étoient à la tête des partisans austères, de *la liberté ^ mais le parti du jeune Princeeommençoit à prévaloir. La République,plus occupée de ses distensions domestiquesque de son danger, contribuoit elle - mômeà sa ruine.
Louis avoit non feulement acheté leRoi d’Angleterre, il gagna encor l’Electeurde Cologne, & ce Van Gaalen Evêque deMunster, avide de guerres & de butin, en-nemi naturel des Hollandois. Il les avoitsecourus contre cet Evêque , & maintenantil s’unistòit à lui pour les perdre. La Suéde, >âpres s’être unie aux Hollandois pour arrê-ter !
«) Réflexion neuve & profonde.