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Tome premier.
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ai.4 Louis X í V.

des billets de banque, coururent qn foule àla banque d’Amsterdam ; on craignait quel’on n’eíìt touché au trésor public. Chacunssompreísoit de se faire païer du peu d’ar-gent, qu’on croioit qui pouvoit y être en-cor. Les magistrats firent ouvrir les caves,où ce trésor se conserve, On le trouva toutentier , tel qu’il avoit été déposé depuis soi-xante ans ; l’argent même étoit encor noircide lïmpreffion du feu , qui avoit longtemsauparavant consumé l’hôtel de ville. Lesbillets de banque s’étoient toujours négociésjusqu’à ce tems, fans que jamais on eût tou-ché au trésor. On païa alors avec cet ar-gent tous ceux qui voulurent hêtre g). Tantde bonne foi & tant de ressources étoientd’autant plus admirables , que Charles $e-cond' Roi d’Angleterre, pour avoir dequoifaire la guerre aux Hollandois & fournir àses plaisirs, non content de l’argent de Fran-ce , venoit de faire banqueroute à ses sujets.Autant il étoit honteux à ce Roi de violerainsi la foi publique, autant il étoit glorieuxaux magistrats d’Amsterdam de la garder,dans un tems où il sembloit permis d’y mam-quer.

A cette vertu républicaine, ils joignirentçe courage d’elprit, qui prend }es partis ex-trêmes

Cprrigez cette négligence, & dites : on païa

tous ceux qui voulurent être païez.