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Tome premier.
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Louis XIV.

n’étoit point avec des garnisons que l’onprend des Etats , mais avec des armées ; Scqu’en conservant une ou deux places dçguerre pour la retraite , on devoit marcherrapidement à la conquête enticre. Louvoisau contraire vouloir que tout fût place &garnison. Ç’étoit là son génie , Sc c’étoitauíli le goût du Roi, Louvois avoit par-làplus d’emplois à fa disposition ; il étendoit lepouvoir de son ministère ; il s’applaudiíìòitde contredire les deux plus grands Capitai-nes du siécle. Louis le crut, Sc se trompacomme il l’avouà depuis ; il manqua le mo-ment d’entrer dans la Capitale de la Hollan-de ; il affoiblit fou armée en la divisant danstrop de places; il laiflà à son ennemi le temsde respirer, L’histoire des plus grands Prin-ces est souvent le récit des fautes des hom-mes,

Apke's le départ du Roi , les affaireschangèrent de face. Turenne fut obligé demarcher vers la Westphalie , /.pour s’oppo-ser aux impériaux. Le Gouverneur de Flan-dre Monterey , sans être avoué du Conseiltimide d'Espagne, renforça la . petite arméedu Prince d’Qrange d’environ dix-mille hom-mes. Alors ce Prince sit tête aux Françoisjusqu’à l’hiver. C’étoit déja beaucoup de ba-lancer la fortune. Enfin l’hiver vint. Les

- glaces