Band 
Tome premier.
Seite
260
JPEG-Download
 

2.60

Louis XIV.

narchies, mais qui n’est pas préférable aunom de bon citoïen e ).

Duque'ne, le Ruiter de la France, at-taqua une troisième fois les deux flottes, aprèsla mqrt du Général Hollandois. H leurcoula à fond , brûla & prit plusieurs vais-seaux. Le Maréchal Duc de Vivonne avoitle commandement en chef dans cette batail-le ; mais ce n’en fut pas moins Duquêne quiremporta la victoire. L’Europe étoit éton-née , que la France fût devenue en si peu detems auffi redoutable fur mer, que lur ter-re; 11 est vrai, que ces armemens & cesbatailles gagnées, ne servirent qu’à répandrel’allarme dans tous les Etats. Le Roi d’An-gleterre, aïant commencé la guerre pourî’intérêt de la France, étoit prêt enfin de seliguer avec le Prince d’Orange, qui venoitd’épouser sa nièce. De plus la gloire acqui-.j íè en Sicile coûtoit trop de trésors. Enfin167ï ^ es f ran ǰl s évacuèrent Messine, dans letems qu’on croioit qu’ils íè rendroient maî-tres de toute l’Ile. On blâma beaucoupLouis XIV , d’avoir fait dans cette guerredes entreprises, qu’il ne soûtint pas, & d’a-

voir

e) C’est ne rien dire. Si l’auteur avoit dit avecMontaigne qu’un bon citoïen est cent brasséesau dessus d’un Duc Sc Pair, il survit dit quel-que chose.