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Tome premier.
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| ] u s q_ u* a' 1678- 2§l

voir abandonné Meílìne , ainsi que la Hol-lande, après des victoires inutiles.

Cependant c’étoit être bien redouta-ble de n’avoir d’autre malheur, que de nepas conserver toutes ses conquêtes- Il prés-I loir ses ennemis d’un bout de l’Europe àl’autre. La guerre de Sicile lui avoit coûtébeaucoup moins, qu’à l’Espagne épuisée &j battue en tous lieux. Il suscitait encor de' nouveaux ennemis à la maison d’Autriche. Ilfomentoit les troubles de Hongrie; & sesAmbassadeurs à la Porte Ottomane la prés.soient de porter la guerre dans l’Allemagne*dût - il envoler encor, par bienséance, quel-que secours contre les T ures, appelles, parfa politique. Il accablait seul tous ses enne-! mis. Car alors la Sucde, son unique Alliée,ne faisoit qu’iine guerre malheureuse contrel’Electetir de Brandebourg. Cet Electeur,pere du premier Roi de Prusse, commençaità donner à son pais une considération qui1 s’est bsen augmentée depuis : il enlevait alorsj la Pomcranie aux Suédois. Il est remarqua-i ble que dans se cours de cette guerre , il yeut presque toujours des Conférences ouver-tes pour'la Paix; d’abord à Cologne, pariamédiation inutile de la Suede ; ensuite à Ni-mégue, par celle de l’Angleterre. La mé-diation anglaise sot une cérémonie presqueR z auílì