Louis XIV.
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suivoit depuis peu une méthode plus régu-lière & plus facile , pour la construction desvaisseaux. Il osa proposer dans le Conseil,de bombarder Alger avec une flotte. Onn’avoit pasd’idée, que les mortiers à bom-bes piillènt 11’ètre pas posés fur un terrainsolide. La proposition révolta. Il eísuïa lescontradictions & les railleries, que tout in-venteur doit attendre ; mais fa fermeté , &cette éloquence qu’ont d’ordinaire les hom-mes vivement frapés de leurs inventions, dé-termina le Roi, à permettre sellai de cet-te nouveauté.
Renaud fit construire cinq vaisieaux,plus petits que les vaiflèaux ordinaires, maisplus forts de bois, lans ponts, avec un faux-tillac à fond de cale, fur lequel on maçonnades creux, où l’on mit les mortiers. Il par-tit avec cet équipage , fous les ordres dixvieux Duquêne, qui étoit chargé de l’entre-priíè, & qui n’en attendoit aucun succès.Duquêne & les Algériens furent étonnés del’effet des bombes. Une partie de la ville- fut écrasée & consumée. Mais cet art, por-' té bien-tôt chez les autres nations, ne servitqu’à multiplier les calamités humaines, Sc futplus d’une fois redoutable à la France , oùil fut inventée.
La Marine, ainsi perfectionnée en peud’années , étoit le fruit des foins de Col-
bert.