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Tome premier.
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] us^u’a' 1688 . 275

bert. Louvois faifoic à l’envi fortifier plusde cent Citadelles. De plus on bâtiífoitHuningue , Sar - Louis , les fortereíïès deStrasbourg, Mont-roïal, &c. pendant quele roïaume acquéroit tant de forces au dehors,on ne voioit au dedans que les arts en hon-neur, l’abondance, les plaisirs. Les étrangersvenoient en foule admirer la Cour de LouisXIV. Son nom pènétroit chez tous les peu-ples du monde*

Son bonheur & fa gloire croient encorrelevés par la foibleííè de la plupart des au-tres Rois, Sc par le malheur de leurs peu-ples. L’Empereur Léopold avoit alors ì crain-dre les Hongrois révoltés, & surtout les Turcsqui , appellés par les Hongrois, venoientinonder l’Allemagne. La politique de Louisperfécutoit les Protéstans en France e ), parceS A qu’il

e) Les Huguenots font là plus persécutez parantithèse que par politique. Les Protéstans nefurent jamais regardez fous Louis XIV commedes ennemis'secrets ni comme des sujets dan-gereux ; il ne les persécuta point par politi.que, mais par pieté, non par raison d’état, maispar raison d’églisc. Malheureusement, LouisXIV avoit peu de religion & beaucoup de zé-lé ;c'cst après coup qu'on dît que lesreligion-nairs étoient dangereux ; on se cônsola d’uneperte immense par une petite crainte chimé-rique. NB. Cette Phrase est prise des Mé-moire de Brandebourg P. 172. edit. de Neaut-hie iu 11. II n’y a point de mal de piller unroi.