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Tome second.
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JUS CLU’ a i 6 9 6. If

toujours cependant montré beaucoup devaleur ; mais il y a des occasions, où ra-battement d’efptit l’emporte iur le coura-ge. Le Roi Guillaume, qui avoit eû l’é-paule effleurée d’un coup de canon avantla bataille , pafla pour mort en France,Cette fauflfe nouvelle fut reçue à Paris a-vec une joie indécente & honteuse. Quel-ques magistrats subalternes encouragèrentles bourgeois & le peuple à faire des illu-minations: on sonna les cloches. On brû-la dans plusieurs quartiers des figures d’o-fier, qui repréfentoient le Prince d’Oran-ge, comme on brûle le Pape dans Lon-dres. On tira le canon de la bastille, nonpoint par ordre duRoi, mais par le zélé in-considéré d’un Commandant subalterne.On croiroit, fur ces marques d’alegreíTc,& fur la foi de tant d’écrivains, que cettejoie effrénée, à la mort prétendue d’un en-nemi, étoit l’effet de la crainte extrêmequ il inlpiroit. Tous ceux qui ont écrit,& François & étrangers, ont dit, que cesréjouissances éroient le plus grand éloged u Roi Guillaume. Cependant, si on veutfaire attention aux circonstances du tems&c à l’efprit qui regnoit alors, on verrabien que la crainte ne produisit pas cestransports de joie. Les bourgeois & le peu-ple ne savent guéres craindre un enne-mi,