LOUIS XIV,
iL
mi, que quand il menace leur ville. Loind’avoir de la terreur a u nom de (Guillau-me, le commun des François avpit alorsl’injustice de le mépriser. Il avoir presquetoujours été battu par les Généraux Fran-çois. Le vulgaire ignoroit, combien cePrince avoir acquis de véritable gloire,même dans (es défaites. Guillaume, vain-queur de Jacques en Irlande, ne paroissoitpas encor aux yeux des François , un en-nemi digne de Louis XIV. Paris, idolâtrede son Roi, le croioit réellement invinci-ble. Les réjouissances ne furent doncpoint le fruit de la crainte, mais de labaine.La plupart des Parisiens, nés sous le régnéde Louis & façonnés au joug despotique- r )regardoient alors un Roi comme une Divi-nité, Si un Usurpateur comme un Sacrilège.Le petit peuple, qui avoir vû Jacques allertous les jonrs à la messe, détestoit Guillau-me hérétique. L’image d’un gendre & d’unefille aiant chassé leurpere, d’un Protestantrégnant à la place d’un Catholique, enfind’un ennemi de Louis XIV, transportoient
les
r) Sont-cc ces esclaves qui formoient Î!T géniede la nation qu’ailleurs Fauteur appelle unenation heureuse; otez moi ce joug, ce des-potique ; ces mots ne font point faits pour ,des François,