Band 
Tome second.
Seite
31
JPEG-Download
 

JUS Q^U’ A 1697 . ;i

LE Maréchal Duc de Luxembourg a-voit dans le caractère des traits du grandCondé, dont ilétoit l'éléve ; un génie ar-dent, une exécution promte, un coupd’œil juste, un esprit avide de connoil-iances, mais vaste & peu réglé; plongédans les intrigues des femmes, toujoursamoureux, & même fort vent aimé quoiquecontrefait & d’un visage peu agréable, aïantplus de qualités djun héros, que d’un sage.

Catinat avoir dans l’efprir une ap-plication & une agilité, qui le rendoicntcapable de tout, fans qu’il fe piquât ja-mais de rien. îl eût été bon Ministre,bon Chancelier, comme bon Général. Ilavoir commencé par être Avocat, & a-voit quitté cette profestìon à vingt troisans, pour avoir perdu une cause, qui étoitjuste, c) Il prit le parti des armes, & futd’abord Enseigne aux gardes - françoiíes.En 1667 il fit aux yeux du Roi, à l’atta-que de la contrescarpe de Lille, une ac-tion qui demandoit de la tête & du cou-rage. Le Roi la remarqua, & ce fut lecommencement de fa fortune. Il s’éleva'par dégrez , fans aucune brigue, Philoso-phe au milieu de la grandeur & de la guer-re, les deux plus grands écueils de la mo-dération; libre de tous préjugés, & n’aï-

ant

0 J Gfo’il croioit jffflf.