LOUIS XIV.
72
quelques anciens Rois d’Espagne ; soirqu’il voulut s’accoûtumer aux horreurs dela mort; soit qu’une sécrette superstitionlui fît croire que l’ouverture de ces tom-bes rerarderoit rheure, oû il devoir êtreporté dans la sienne.
SON Testament fut si secret , que leComte de Harrac, Ambassadeur de I’Em-pereur, se ôattoit encor que T Archiduc é-toit reconnu Succefleur. Il attendit long-tems l’issuë du Grand Conseil, qui se tintimmédiatement après la mort du Roi. LeDuc d’Abranres vint à lui les bras ouverts;l'Ambassadeur ne douta plus dans ce mo-ment que l’Archiduc ne fût Roi; quand leDuc d’Abrantes lui dit en J’cmbrassant,vengo ad expedir me de la casa de sJujlria,^e viens prendre congé de la maison cCAu-triche,
AINSI, après deux-cent ans de guerres& de négociations pour quelques frontiè-res des Etats Espagnols, la maison deFrance eut d’un trait de plume la Monar-chie entière, sans traités, fans intrigues,à lans même avoir eû l’espérance de cet-te succession. On s’est cru obligé de faireconnoure la simple vérité d un fait jus-qu a présent obscurci par tant de Mini-stres & d Historiens, séduits par leurs pré-jugés €c par les apparences qui séduisent
prés-