LOUIS XIV.
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plus injuste qu’on ait jamais rendu, celuide défendre à tous les habitansd’un roïau-me d’avoir chez foi plus de cinq centfrancs d’argent comptant, n’excita pas lemoindre mouvement. La disette entièredes espèces dans le public; tout un peu-ple en foule se pressant, pour aller rece-voir à un bureau quelque monnoie néces-saire à la vie > en échange d’un papier dé-crié dont la France étoit inondée ; pin-ceurs citoïens écrasés dans cette foule,8c leurs cadavres portés par le peuple aupalais roïal, ne produisirent pas une ap-parence de sédition. Enfin ce fameux (y-stéme de Law, qui sembloic devoir rui-ner la Régençe & l’Etat, soutint en ester1 un & l’autre par des conséquences , qu«personne n’avoit prévues.
LA cupidité qu’il réveilla dans toutesles conditions, depuis le plus bas peuplejusqu’aux Magistrats, aux Evêques & auxPrinces, détourna tous les esprits de tou-te attention au bien public & de toutevue politique & ambitieuse, en les rem-plistànt de la crainte de perdre & de l’avi-dité de gagner. C’étoit un jeu nouveau& prodigieux, où tous les citoïens pa-riaient les uns contre les autres. DesJoueurs acharnés ne quittent point leurscartes pour troubler le gouvernement. Il
arriva