ANECDOTES.
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rêt & sans vraisemblance; un Roi insensé,qui a paílé six mois avec íà femme fans,savoir qui elle est, & qui aïant fans lemoindre prétexte donné ordre de faireégorger toute une nation, fait ensuite pen-dre íòn favori tout aufìì légèrement. Maismalgré le vice du íujet , trente versd’Esther valent mieux que beaucoup deTragédies, qui onteû de grands succès, t)\ CES amusemens| ingénieux recommen-cèrent, pour l’éducation d’Adelaïde de Sa-voie Duchesse de Bourgogne, amenée enFrance à l’âge de onze ans.
CES F une des contradictions de nosmœurs, que d’un côté on ait laissé un rested’infamie attaché aux Spectacles publics,& que de l’autre on ait regardé ces repré-sentations comme l’exercice le plus noble& le plus digne des personnes roïales. Onéleva un petit théâtre dans l’apartemcntde Madame de Maintenon. La Ducheslede Boutgogne, le Duc d’Orléans, yjouoientavec les perlonncs de la cour qui a-voientle plus detalens. La fameux acteurBaron leur donnoir des leçons, & jouoit a-vec eux. La .plupart des tragédies de Duché,Valet de Chambre du Roi, furent composéesY 4 pour
í) Cette critique du sujçt d’esther est très mau-vaise. On ne voit point ('absurdité du sujet.
‘ parce qu’on sait que cette histoire est tirée• d’un livre, où tout est miraculeux-