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Tome troisieme.
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34 Gouvernement

lebeuf aux Hollandois, & introduire les en-nemis en Normandie. Ce fut plutôt unelâche trahison mal ourdie, qu’une conspira-tion. Le supplice dé tous les coupables futle íèul événement , que produisit ce crimeinsensé & inutile , dont à peine on se sou-vient aujourd’hui.

S’il y eut quelques sédition s dans les pro-vinces, ce ne surent que de foibles émeutespopulaires aisément réprimées. Les Hugue-nots même furent toujours tranquiles , jus.qti’au rems où l’on démolit leurs temples q J.Enfin le Roi parvint à faire » d’une nationjusques-là turbulente, un peuble paisible,qui ne fur dangereux qu’aux ennemis, aprèsl’avoir été à lui-même pendant plus de centannées. Les mœurs radoucirent, fans fairetort au courage.

Les maisons, que tous les Seigneurs bâ-tirent ou achetèrent dans Paris, Ôc leurs fem-mes qui y vécurent avec dignité, formèrentdes écoles de politeílè , qui retirèrent peu-à - peu les jeunes gens de cette vie de cabaret,qui fut encor long-rems à. la mode, & quin’infpiroit qu une débauche hardie. Lesmœurs tiennent à si peu de chose , que la

coû-

î) II falloit dire} même âpres qu m eut démolileurs temples. La guerre des camisardsn’avoit rien de commun avec les Hugue-nots.