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Tome troisieme.
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grandeur s’est retrouvée dans cette foule deNoblesie, íi longtems avilie à servir aupara-vant des sujets trop puiílans. On voir desgentils - hommes, des citoïens , qui se se-rment cru honorés autrefois d'être domesti-ques de ces Seigneurs, devenus leurs égaux& très-souvent leurs supérieurs dans le servi-ce militaire ; & plus le service en tout genreprévaut sur les titres , plus un Etat est floris-sant r).

O n a comparé le siécle de Louis XIV. àcelui d’Aiiguste. Ce n est pas que la puis-sance & les événemens personnels soient com-parables. Rome & Auguste étoient dix foisplus considérables dans le monde , que LouisXIV. & taris. Mais il faut íe souvenir,qu Athènes a été égale à l’Empire Romain,dans toutes les choses qui ne tirent pas leurprix de la force & de la puistànce. Il fautencor songer, que s’il n’y a rien aujourd’huidans le monde tel que l’ancienne Rome &qu Auguste, cependant tonte l’Europe ensem-ble est tres supérieure à tout l’Empire Romain.II n’y avoir du rems d’Auguste qu’une seulenation, & il y en a aujourd’hui plusieurs,policées, guerrières, éclairées, qui poste-dent des arts que les Grecs & les RomainsC j igno-

r) Celan’est pas toujours vrai dans toutes lesconstitutions; mais il seroit injuste d’exi»ger de Voltaire des idées profondes.;

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