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Tome troisieme.
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Finances. 45

Vers les années 169 1. & 1692, , les fi-nances de l’Etat parurent sensiblement déran-gées. Ceux qui attribuoicntl’afsoibliísementdes sources de l’abondance aux profusionsde Louis XIV dans ses bâtimens, dans lesarts & dans les plaisirs, ne sevoient pas,qu’au contraire les dépenses qui encoura-gent l’industrie, enrichissent un Etat. C’estla guerre , qui appauvrit nécessairement lctrésor public, a moins que les dépouilles desvaincus ne le remplissent. Depuis les anci-ens Romains, je ne connois aucune nation,qui se soit enrichie par des victoires. Lìta-lie au XVI siécle n’étoit riche que par le com-merce. La Hollande n’eût pas subsisté longrems, si elle se fût bornée à enlever la flot-te d’argent des Espagnols, 8 c si les GrandesIndes n’avoient pas été l’aliment de fa puis-sance. L’Angleterre s’est toujours appauvriepar la guerre, même en détruisent les flottesFrançoises ; & le commerce seul l’a soute-

nue. Les Algériens , qui n ont guères quece qn’ils gagnent par les pirateries, sont unpeuple trés - misérable.

P a r m 1 les nations de í’Europe, la guerre,au bout de quelques années, rend le vain-queur preíqu’auísi malheureux que le vaincu,c’est un gouffre , où tous les canaux de l'a-bondance s’engloutiíîènt. L'argent comp-tant, ce principe de tons les biens 8 c de tous

les