44 Finances.
les maux c), levé avec tant de peine dans]cs provinces, se rend dans les coffres decent entrepreneurs, dans ceux de cent par-tisans qui avancent les fonds, & qui achet-tent par ces avances le droit de dépouillerla nation au nom dn Souverain. Les parti-culiers alors, regardant le gouvernementcomme leur ennemi, enfouiílènt leur argent ;Sc le défaut de la circulation fait languir leroïaume.
Nul remède précipité ne peut suppléerà un arangement fixe Sc stable , établi delongue main, & qui pourvoit de loin auxbesoins imprévus. Le Contrôleur-Généralde Pontchartrain vendit des Lettres de No-blesse pour deux-mille écus en 1696: cinq-cent particuliers en achetèrent: mais la res-source suc Passagère, & la honte durable.On obligea tous les Nobles, anciens & nou-veaux, de faire enregistrer leurs armoiries, &de païer la permission de cacheter leurs lett-res avec leurs armes. Des maltôtiers traitè-rent de cette affaire, Sc avancèrent l’argent.
Le
0 Remarquez ce bel éloge de Forgent comp-tant ; c’eís bien dommage que ce princi-pe de tous les biens, & de tous les mauxn’empècbe pas d’être méprisé & exposeles plus grands polîtes à des actions qu oapunit en France du dernier supplice. L’a-Tnour de cet argent comptant précipitafçmvent dans le crime de faux.