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Tome troisieme.
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200 D u Qjjietisme.

Son imagination s’échauffoit par la can-deur & parla vertu, comme les autress’en-flâment par leurs pallions. Sa passion étoitd’aimer Dieu pour lui - même. II ne vit dansMadame Guion, qu’une aine pure éprise dumême goût que lui, & íe lia fans scrupuleavec elle.

Il étoit étrange, qu’il sut séduit par unefemme à révélations, à prophéties & à ga-limatias, qui íuffoquoit de la Grâce intéri-eure , qu’on étoit obligé de délacer, & quise vuidoit (à ce quelle diíloit) de la sura-bondance de Grâce, pour en faire enfler lecorps de l’élu qui étoit assis auprès d’cile.Mais Fénelon, dans l’amitié & dans fes idéesmystiques, étoit ce qu’on est cn amour; ilexcusoit les défauts , & ne s’nttachoit qu’àla conformité du fond des sentimens qui l’a-voient charmé.

Madame Guion, aflïïrée & fiére d’untel disciple quelle apelloit Ion fils, & comp-tant même fur Madame de Maintenon, ré-pandit dans Saint-Cyr toutes fes idées. L’E-vêque de Chartres Godet, dans le diocèseduquel est Saint-Cyr, s’én alarma & s’enplaignit. L’Archévêque de Paris menaçaencor de recommencer fes premières pour-suites.

Madame de Maintenon , qui ne pen-sait qu’à faire de Saint-Cyr un séjour de paix,

qui