de Malte. Liv. XIII. ijfendoient réperon de Saint Michel, leur envoya ’J***du secours, conduit par le Commandeur de Giou, Valettb,General des Galères, & par les Chevaliers Ruiz deMédina, &de Quincy. Ce secours fut précédé parun autre dune espece aile z finguliere : une bandede prés de deux cens enfans armez de frondes,dont ils fe fervoient avec beaucoup d'adreile, fi-rent pleuvoir une grêle de pierres fur les ennemis,en criant, secours victoire. Le Commandeurde Giou la pique à la main, s’avance auíïì-tôt a latête de fa troupe, charge les Infidèles,arrache lesenseignes, pouffe tout ce qui s’oppofe à leífort deses armes, & force enfin les ennemis d’abandon-ner le haut de ce rampart, où ils alloient faire unlogement. La plupart pressez par les Chevaliersqui leur tenoient l’épée dans les reins, fe précipi-tent de haut en bas ; Candileífa leur Comman-dant s’enfuit des premiers ; & quoique jusqu alorsil'eût fait paroître un courage déterminé, il entrouva la fin avant même la fin de faction. En per-dant l’efperance de vaincre, il perdit toute son in-trépidité ; & la crainte de tomber entre les mainsdes Chevaliers qui ne donnoient aucun quartier,fobligea de rappeller fes barques. Il s'y jetta lepremier. Ses propres soldats honteux dune fuitefi précipitée, & qui déshonorait leur corps, nefappellerent depuis que le traître Grec r ils pu-blioient que c'étoit un double renégat ; & qu’a-près avoir renoncé à la Loi de Jefus-Christ, & em*braisé celle de Mahomet, pour fe procurer son re^tour parmi les Chrétiens & en être mieux reçu ,,if n’avoit pas voulu achever de vaincre , & qu iLTome IV Dt
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