lé Histoire de l’Ordre
ssî a n les avoit Uvre*: à toute la fureur des Chevaliers.Vaiette. Cependant ces braves Algériens, quoique aban-~ donnez par leur Chef, fe battoient encore en re-
traite avec beaucoup de courage ; mais Sada Ser*.gent major, les Chevaliers Adorne Génois, Paulperrier, de la Langue de France,& un GentilhommeFlorentin appelle Corbinelly à la tête de quelquessoldats, irritez dune résistance si opiniâtre, sorti-rent dune casemate l’épée à la main, surprirent Ôcchargèrent si brusquement les Infidèles, qu aprèsen avoir tué plusieurs , les autres ne songèrent plusqu à se rembarquer,& chercherent leur salut dansles esquifs & les chaloupes qui étoient revenuespour les prendre & les recevoir.
La mer ne leur fut gueres plus favorable que laterre, ils eurent à essuyer le feu de toutes les bat-teries qui les avoient si mal traitez â leur approche& à leur débarquement, & qui en coulèrent de.nouveau plusieurs à fond. Ceux même qui s’yetoient jettez , pour y être entrez en trop grandáiombre, coulèrent bas ; d’autres qui manquoientde barques, embrassaient les genoux du soldat vic-torieux , & demandoient la vie : mais ilsn'eurentpour réponse que ce qu’on appella depuis la payede Saint Elme i & en représailles, ils furent toustaillez en pieces. Il y en eut qui pour éviter ce genrede mort, quoiqu ils ne sçussent point nager, feprécipitoient dans la mer ou ils étoient noyez ouítuez â coups de mousquet. L’eau du port en peudetems fut couverte de corps morts, de têtes, deî>ras & de jambes coupées : il s’éroit peu vu de fpec«taçle plus affreux & plus terrible : ôc de quatre