de Malte. Liv. XIII. 41cses Blessez, qui purent échaper à la fureur des ^ A »Chrétiens , tout cela répandit une terreur génerale Valette.dans le camp des Turcs : les fuyards publièrent '
que c’étoit la tête de l’armée de Sicile , & du se-cours des Chrétiens , qui avoir débarqué prochede là, & qui s’avançoit pour faire lever le siégé.
Ce bruit alla bien vite juiqu’au Bacha ; & commedans une épouvante génerale, la raison ne sert sou- -vent qu’à augmenter la frayeur & la creance dupéril, ce Général, quoique grandhomme de guerre,fe laissa séduire par un préjugé public. Ce fut cequi l’obligea de faire sonner la retraite ; & âpresavoir rallié ses troupes, il se mit à leur tête pours’avancer du côté où il eroyoit rencontrer l’enne-mi : il trouva par tout une égale solitude. Le Che-valier de Lugny, âpres avoir exécuté les ordresde son Commandant, s’étoit-sagement retiré. LeBacha arriva jusqu’à la Fontaine de Marza, où ilapprit qu’un coup fì hardi n’étoit venu que d’unparti de la garnison de laCité. lien fut outré de c o la-re : & ce qui augmenta sor-tout fa rage & sa honte,c’étoit d’avoir pris si légèrement le change, & diílcontinué un assaut dans un tems qu’il en efperoirnn heureux succès. Il vouloir à toute force retour-ner à la brèche, continuer Tassaut, & s'y faire tuer,,ou emporter la Place. Mais ses principaux Offi-ciers lui representerent que la nuit approchoit ;,que ses troupes étoient extraordinairement fati-guées de la chaleur, & tVun combat si opiniâtré, &qu’il faloit leur donner le tems de reprendre de nou>
•relies forces. Par ces raisons, ils le ramenèrent au«camp, & le conduisirent jusqu a. fa tente ,, où ilìTome I V,. Jr