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Tome quatrième.
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de Malte. Liv. XIII. 65joignit Lux soldats les cytoyens de la Ville & leshabitans de la campagne , qui s’y étoient réfugiez :des femmes même babillées en hommes se mê-lèrent dans les rangs, ôc parurent en armes fur lesboulevards & les bastions.

L’artillerie commença ensuite à tonner de touscotez, ôc à faire un feu continuel. A ce spectacle,des Ingénieurs que le Bacha avoit envoyez pourreconnoître la Place ôc les endroits ou l'on pour-roit dresser des échelles, épouvantez de cet appa-reil de guerre, que la peur leur fit peut-être trou-ver encore plus grand ôc plus formidable, rappor-tèrent à leur General qu'il ne pouvoit tenter l'es-calade contre un Fort défendu par une st nom-breuse garnison, sans s’exposerà voir périr devantses yeux ce qui lui restoit de meilleures troupesôc que dépareilles Places ne s’emportoient que parun stege, & en les attaquant félonies réglés ordi-naires de la guerre. Le Bacha à qui il ne restoit niassez de forces, ni assez de tems pour une pareilleentreprise : & dans la crainte d’être surpris par lesecours qu’on attendoit tous les jours de Sicile,revint au camp outré de chagrin, fanssçavoir.quelparti prendre, ni de quel côté tourner ses armes*Les projets même lui manquoient ; dans cette in-certitude il assembla tous les Ingénieurs de sonarmée, ôc il les exhorta à inventer quelque ma-chine qui facilitât un nouvel assaut, ôc qui mît finà une entreprise st longue ôc si difficile. Ces Ingé-nieurs lui répondirent qu’ils avoient jusqu’alorsépuisé tous les secrets de leur art -, que le reste dé-pendoit du courage ôc de la valeur de ses troupes.Tome JV. I

Jean

DE LA

Valette,