de Malte. Liv. XIII. 99
& attaché sur-tout à l'observation de ía réglé, &des statuts de l’Ordre, mais un peu trop prévenuen faveur de son illustre naissance. Ce sentimentqu’il est toujours dangereux de faire éclater dansune République composée de noblesse, certain airde hauteur qu’il affectoit, la recommandation mê-me de-la Valette, désagréable à plusieurs Cheva-liers par la sévérité de ion commandement, toutcela fit craindre que Tolede ne lui ressemblât au-tant par fa fermeté que par fa valeur, & tournales voeux & les lustrages de l’Assemblée d’un autrecôté. Il s’y trouva plusieurs compétiteurs, tousGrands Croix, des premiers & des plus anciensChevaliers de 1 Ordre.
Saint Cîem ent afpiroità cette dignité : c’étoit unChevalier Espagnol, Pilier de la Langue d’Arra-gon, 6c qui par son âge, fa longue résidence dansle Couvent, la modestie, Sc pour avoir passé parla plupart des charges de la Religion, auroit puparvenir à lapremiere : mais son extrême avarice,.& une honteuse lésine avec laquelle il nourrissoitles Chevaliers de son Auberge, le rendirent siodieux & si méprisable, qu’on neattention â fes prétentions.
Il y avoir alors à Malte deux Grands Croix, l’unFrançois appellé la Motte, & l’autre Espagnolnommé Maldonat, amis particuliers, qui avoientíouvent fait la course ensemble, tous deux pleinsde courage, 6c qui par une conformité de goût &de fentimens, avoient mis pour ainsi dire, en so-ciété leur gloire & le profit qu’ils faifoient par leurs
Nij
daigna pas faire
J S A NDE LAValette.