n8 Histoire de l*Ordrej t a h Romegas, s’aíscmblent tumultuairement, se plauCassisre. g nenE que îe Grand Maître par ses differentes or-
*—- donnances, faifoit assez connoître que son esprit
étoit baissé ; qu il avoir plus dattention à la con-duite des femmes de Malte, qu'aux entreprises desTurcs 6c des Corsaires de Barbarie ; qu’il né~gligeoit de remplir les magasins de Malte quedans les conseils il dormoit toujours, ôc qu’il nesembloit veiller que pour tourmenter ses Reli-gieux i ôc sur cela ils lui envoyent des députez pourlui proposer, eu égard à son incapacité dans legouvernement, de nommer un Lieutenant. Surson refus, le Conseil complet s’assemble chez FrererCrelhn , Prieur de fEglife , principal moteur decette sédition , ôc on nomme pour Lieutenant duMagistere Romegas, Prieur de Toulouse ôc d’Ir-lande. Les Chevaliers Espagnols pour intéresserles Langues de France, le préfèrent à dautres deleur Nation. Tel fut le résultat de cette assembléeséditieuse, qui aboutit à suspendre de Tautoritélégitimé un Grand Maître recommandable par saíàgesse,.íà pieté, Sc par sa valeur, pour mettre ert£a place un Chevalier dévoré d ambition, brave àla vérité, ôc heureux dans ses courses, mais feroce*cruel à Fégard des ennemis y ôc qui ne meritoit queía qualité d’un redoutable Corsaire.
Outre Romegas le chef muet de cette conjura-tion , ôc qui en apparence sembloit ne faire que-fè prêter aux sentimens du plus grand nombre desChevaliers , il y en avoir quatre autres qui agiCsoient à découvert contre le Grand Maître. Le pre-mier étoit Creíîìn que le Grand Maître avoir fait