de Malte. Liv. XIV. 119Prieur de l’Eglise. Ce malheureux parue le plus Jcruel ennemi de son bienfaicteur. Le second étoit Cale Bailli Rivalte, qui ayant manqué la GrandeMaîtrise que Monte emporta à son préjudice, nedesefperoit pas d’y parvenir, si la Casiìere étoit dé-posé. Le troisième étoit Ducro Grand-Croix , &le quatrième, créature deRomegas Sc son confi-dent , étoit un François appellé le Commandeurde Maillo-Sacquenville.
Ces quatre chefs de la sédition n’en demeurentpas là; & pour pouffer la révolte &l’outrage encoreplus loin, ils entrent à la tête de leurs complices,dans le Palais du Grand Maître, l’arrêtent en vertud’un decret du Conseil, le mettent dans une chaiseà découvert, lenvironnent de soldats, & le con-duisent comme un criminel dans le Château Saint-Ange où il fut retenu prisonnier: &on remarquaque pendant le chemin de la Cité de la Valette auChâteau, il eut à essuyer les cris & les outrages deplusieurs jeunes Chevaliers, Sc de ces femmes per-dues qui i’insulterent, & lui firent des reprochesfanglans ; mais qui devant des Juges équitables,faiíoient son éloge, Sc. tournoient à sa gloire.
Les révoltez qui vouloient faire approuver leurentreprise par le Pape, le Supérieur souverain del’Ordre, lui dépêchent trois Ambassadeurs, à latête delquels Romegas fit nommer Sacquenvilleson confident. Le Grand Maître, quoique renfer-mé étroitement, trouva le moyen de faire passer àRome quatre autres Ambassadeurs , qui furent lesChevaliers de BlotVivierSjPierre Roux deBeauvais,Srere Dom François dé Guzman, Sc Frété AngePelleggrini.