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Tome quatrième.
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PaulLascarisCaste-l a r d.

158 Histoire de l’Ordrel’obligça de se réfugier dans le port de Malte, ou iFdéchargea son grain au grand contentement dupeuple.

Lés galères de la Religion, âpres avoir couru lesmers du Levant, reviennent dans le port de Mes-sine. Les Magistrats craignant que ces galères enretournant à Malte, ne s’emparassent des vaisseauxmarchands qui se trouveroient sur leur route char-gez de grains, arrêtent comme par forme d otage lagalereS.Joseph,commandée parDom Jean de Bichi,Capitaine de la Langue dìtalie, & laissent sortir deleur port les trois autres galères commandées partroisCapitaines de la Langue deFrance.Ccs Officiersrendent au Grand Maître une lettre des Magistratsde Messine , par laquelle ils lui marquent qu’ilsn’ont arrêté la galere S. Joseph, que pour s'en ser-vir contre le soulèvement du peuple, qui souffroitbeaucoup de la disette des grains. Le Grand Maî-tre leur répond qu il veut bien être persuadé quepar cet arrêt si injurieux à l’Ordre, ils n’ont pointeu intention de l’ossenscr ^mais qu ils font un grandtort au Christianisme , en empêchant que ses ga-lères ne retournent en Candie, au secours des Vé-nitiens. Cependant le Grand Maître envoye dansle port d’Augusta charger des grains dont les Ma-gistrats de cette Ville voulurent bien accommo-der la Religion.

La famine augmente à Malte : le pain de fro-ment manque jusque dans l'Iysirmerie. Les Che-valiers font réduits au pain d’orge. On envoye detous cotez chercher des grains ; mais on défendaux Commandans des vaisseaux de la Religion >