y3 Anciens et nouveaux Statuts
qu’il ne leur arrive aucun accident par sa négligence. Nous voulonsdonc qu'accompagné d’un serviteur fidele, il aille les voir avec pru-dence <$c discrétion, à I’heure de Complies, Sc au lever de l’aurore ;qu’il leur parle , qu’il les exhorte, qu’il leur donne courage, & tource dont ils auront besoin. Les Prudhom-mes en y allant le matin ,s'informeront s’il a fait son devoir ; s’il y a manqué, ils lui en fe-ront une réprimande, & lui ordonneront d’être plus exact à l’avenir,faute de quoi ils en nommeront un autre. L’ínfirmier aura foin dene donner aux malades que les viandes les meilleures & les plus dé-licates, des poulets, des poules, de bon pain & de bon vin , pourleur fournir de bonne nouriture : les Prudhommes font aussi char-gez du même foin.
De la modestie sue doivent garder les malades dans l lnf.rmeriuLE MESME MAISTRE.
14. Pour modérer l’infolence & le peu de modestie que gardentquelquefois les malades , nous ordonnons que les Freres & les sé-culiers qui seront reçûs à l’Infirmerie, s’y comportent avec beaucoupd’honnêteté & de modestie. L’on ne donnera à aucun d’eux que ceque les Médecins leur auront ordonné : s’ils font assez hardis, &assez importuns pòur demander quelque autre chose, nous défen-dons de la leur donner. Les convaleseens n’y feront aucun bruit :ils ne joueront ni aux dez, ni aux cartes, ni aux échets : ils ne li-ront ni histoires, ni chroniques à haute voix, quoiqu’ils puillènt liretout bas , & fans faire de bruit. Ceux qui ne se corrigeront pointde cette mauvaise habitude, ne recevront plus rien de.l’Infirmerie ,feront mis hors de la compagnie , & iront vivre ailleurs comme illeur plaira : l’on se rend indigne du secours de la medecine, dès quel’on en méprise les réglés, & les préceptes. L’fnfirmier est obligé-de faire observer ce reglement, à peine d'être déposé : les Frerespouront y demeurer encore jusqu’à dix jours après que le Médecinles aura congediez, & manger à la table des malades, où la dépensespra payée à l’infirmier, furie commun Tréíor.
Fr. ALPHONSE DE PORTUGAL.
15. Quand les Freres tomberont malades, ils pouront demeurer«trois jours entiers dans leurs chambres , 011 l’on leur enverra del’Infirmerie tout ce dont ils auront besoin, tout de même que s’ils-y étoient : mais s’ils n’y vont pas après ce teins-là, ils ne recevrontplus rien de la Religion en cette qualité.
sQae les Freres se conféreront , & feront leur defapropriement en entrant
dans ïInfirmerie.
Fr- JEAN DE LAST IC.
*6. Nous ordonnons, que les Freres qui entreront à l’Infirmerie,