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Tome quatrième.
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uo Anciens et nouveaux Statuts

lorsqu’ils font malades , l’obéissance les engage d’appeller auprèsd’eux les deux Freres qui s'en trouveront les plus proches, l’un des-quels sera Chapelain, fi faire se peut, & l’autre honnête homme,ausquels ils déclareront tous leurs biens, meubles , deniers & autres,lesquels en feront un écrit qui fera cacheté du cachet du Frere ma-lade , & de ceux des deux Freres en leur présence. Cet écrit seraen-suife remis au Procureur du Trésor, lequel le rendra au Frere s’il re-vient en convalescence.ll est défendu auxFreres qui s’y seront trouvez^sous peine de désobéissance, de rien reveler de ce qu’il contient, pen-dant la vie du Frere, à peine d’être privez du revenu de leurs Com-manderies pendant dix ans : si ce font des Freres du Couvent, laReligion en fera justice.

Si que'que Frere, de quelque condition qu’il soit, s’empare de ladépouille en tout ou en partie , fur la plainte que nous voulons enctre faite, il sera chassé de la compagnie des Frétés de l’Ordre. Si i'eFrere , dans fa maladie, refuse de faire ce que deílus , l’on en ferajustice, dès que l’on en aura avis ; puisque nonobstant son vœu depauvreté , il n’a pas laissé d’acquerir des biens, & qu’il a depuis re-fusé de les déclarer.

Que I on ri*employé point k plaider les biens dis commun Trésor.

Fr. PHILIBERT DE NAÍLLAC.

64. Défendons aux Prieurs, aux Commandeurs & aux Freres d’em-ployer les biens & les droits du communs résor, de dépouille, de mor-tuaire òc de vacant à former ou à soutenir des procès,ou à queíqu’autre?usage que ce soit : leur enjoignons de les faire porter au communTrésor, à peine contre ceux qui en auront détourné la valeur d’un.marc d’argent, d’être privez de l’habit: s’il en manque moins, ilsseront contraints dé faire la quarantaine.

Que Ifs Ambassadeurs soient paye 1 ^ de leurs Apoïntemens.

Fr. ANTOINE FLUVIAN.

6; Nous ne donnons pas de grands apointemens aux Ambassadeursie aux Envoyez que nous sommes obligez de tenir suivant Jes occur-reneqs en diverses parties du monde, pateequ’ils ne souffrent nipeiné ni ennui du voyage , ausquels ils ne soient obligez de s'expo-ser pour le service de l’Ordre, &c qu’ils doivent s'attendre a des ré-compenses bien plus considérables que celles qu’il leur destine. Le.Prieur ou le Bailli qui sera chargé d’Ambassade du côté du Ponent*aura du Trésor deux ducats par jour: le Commandeur ne doit enavoir.qu’un ; mais fi le Maître & le Conseil ne jugent pas qù’il en.ait assez, l’on y ajoutera un demi ducat. Ceux qui seront envoyez du:cote du Levant , auront les Apointemens qui seront reglez par leMaître & le Conseil, suivant l’importance de l’affaire & du voyage..