134 Anciens et nouveaux Statuts.
DU CONSEIL ET DES JUGES.
TITRE VII.
Lesformalite^qui s*observent dans les jugement de lOrdre.COUTUME.
i. yx’Autant que nos Freres sont plus obligez de s’appliquer à
A^/l’Hospitalité, & à l’exercice des armes, qu’à celui de la Juí-tice, l’ancienne coutume que nous tenons de nos prédécesseurs, veutque les différends qui se forment entre eux, soient décidez sommai-rement, & sans figure de procès, verbalement, & non par écrit : quel'on n’en fasse aucun acte : que les Parties plaident- elles-mêmes leurcause, Lc que l'on leur rende justice sur ce qui aura été allégué depart & d’autre. Elles peuvent cependant produire pour leur défensedes écritures dé'ja faites, comme des Sentences, des Enquêtes , &autres choses semblables, & amener des témoins qui seront exami-nez par le Conseil, ou par les Commissaires qu’il nommera., donton écrira les dépositions, s’il est nécessaire.
jQm font ceux qui doivent fe trouver au Conseil de l'Ordre.COUTUME.
1. Nous avons deux maniérés de Conseil ; l’ordinaire, & le completLe premier est composé du Maître, du Lieutenant du Maître oudu Magistere, s’ils y sont ; de l’Evêque de Malte, qui s’y est intro-duit depuis quelque tems , du Prieur de l’Église, & des huit Baillisconventuels ou de leurs Lieutenans. L’on y admet, encore les Prieursdes Provinces, les Baillis capitulasses qui se trouvent au Couvent,le Trésorier ou son Lieutenant, & le Sénéchal du Maître, lequel a.voix consultative, íàns être décisive. Le Conseil complet est com-posé des mêmes personnes, si elles sont présentes : l’on y ajoute deuxFreres de chaque Langue : le Vicc-Chancelier affiste à l’un & àl’autre.
Les huit Baillis conventuels ou leurs Lieutenans doivent toujourss’y trouver, fans quoi l'on ne peut tenir conseil : ils peuvent mêmele faire après avoir appellé les autres, quand ils n’y viendroient pas,& déterminer tout ce,qui est de fa compétence. L’on ne peut néan-moins tenir aucun conseil fans la présence du Maître ou son congé.
La forme du ferment que pfttent ceux qui entrent dans le Conseil.
Fr. BAPTISTE URSIN.
?- Personne n’entrera au Conseil sans avoir prêté le serment so-lemnel entre les mains du Maître, de ne jamais révéler les choses