de l'Ordre de 8. Jean de Jérusalem 1 . 147
ment aux Parties, mais même d’un Egard à i’autre, jufqu’à la fin daProcès. Cette maniéré de juger fut nommée par nos anciens, pufticede la Afatson. On y procede même par défaut contre les absents, s’ilsont été légitimement citez : il n’est pas permis d’appeller des Senten-ces qui s’y rendent, parceque c’est une espece de compromis.
Les sujets pour lesquels on assemble les Egards.COUTUME,
1. Oh assemble quelques fois les Egards pour connoîcredes plain5tes que veulent faire le Maître, son Lieutenant, le Maréchal, ouquelqu’autre Supérieur. Il ne doit alors s’y trouver que les huit Baillisconventuels ou leurs Lieutenans, ou même huit Freres, ausquels leMaître donne pour Président un Prieur ou un Bailli. Si c’est une affai-re qui regarde le Maréchal, il choisira un Frere, lequel n’aura qu’unevoix. Il n’y a plus de recours après la Sentence qu’il a rendue, niaux autres Egards ; elle est toujours définitive. Le Bailli de lá Languede l’Accusé doit y aífister : l’on s’y détermine à la pluralité des voix.
L’Egard qui s’allèmble fur la plainte du Maréchal ou de quelqueautre Supérieur, àl’exception du Maître ,est composé de huit Frerespris dans chaque Langue,ou dans d’autres, quand quelqu’une en man-que : la Sentence qu’il rend est définitive comme celle de l’autre,& fans recours au Renfort. Il y a encore d’autres Egards formez furdes demandes & des différends mûs de particulier à particulier, enmatière civile ou criminelle,oul’on a recours au Renfort,au R.enfoi£-du Renfort & aux Baillis.
Que l’on peut demander f Egard contre tordre du Supérieur-Fr. GUILLAUME DE VILLARET.
z, Si le Maître ou autre Supérieur ordonne à l’un de nos Fre-res quelque chose qui soit contre les Statuts & les Coutumes del’Or-dre, le Frere pourra demander l’Egard. Si le . Maître refuse ou diffèrede le lui accorder ,.il ne laissera pas de continuer de le demander : ilne fera pas obligé d’obéir à Tordre du Grand Maître , jusqu’à ce qugl’Egard en ait décidé,
Fr. FERN ANDES DE HERE DIA.
4. L’Egard ne prononce point de Sentences interlocutoires : il nese charge pas même de regler les incidents, jusqu’après la Sentencedéfinitive qu’il a feule pour objet.
5. On n’accorde l’Êgard pour aucune affaire qui ait été conclue ,_ou destinée, ou commencée dans les Conseils dont toutes les Senten--ces doivent avoir leur pleine & entiere exécution*
Fr. JEAN DE L A STIC.
6 Encore moins fur les procès mûs ou à mouvoir entre les Frères
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