178 Anciens et nouyeaux Statuts
donner leurs voix. Ceux qui auront fait une semblable faute , serontcensez sur le champ privez de shabit, sans esperance d’être jamaisrétablis ; sélection sera nulle, & le prétendu Elû chaste de l’Ordreselon la coutume , s’il est justifié qu’il ait directement ou indirecte-ment sollicité son élection. Nous en exceptons ceux qui peuvent êtrenommez par les Langues.
Fr. JEAN L’EVESQJJE DE LA CASSIERE.
4. Nous défendons à tous ceux qui auront été reçus de grâce, ouqui ne seront pas Gentilshommes , d’aípirer à aucune dignité, Scde s’opposer aux grâces que l’on voudroit faire dans les Langues : ilsdoivent se contenter de leur chevijsrment Sc améliortjfement : ils nepourront jamais être du nombre des seize Electeurs du Maître , niy avoir ballotes , ni suffrage.
De la maniéré d’e'lire les Prieurs & les Baillis.
Fr. BAPTISTE U R S I N.
y. Lorsque le Maître & le Conseil ordinaire procéderont à sélection-d’un Bailli conventuel, dès que l’on aura écouté ceux qui se propo-sent j)our remplir cette fonction, à l’accoutumée, & que l’on aura exa-mine leur mérite Sc leur conduite, Nous ordonnons au Maître, avantd’en venir aux ballotes, de recevoir le serment des Baillis & desPrieurs, à mesure qu’ils se présenteront, & sans avoir égard au rang ;qu’ils éliront une personne propre, utile , digne & d’un grand mé-rite, & qu’ils y auront plus d’égard qu’à sancienneté. Après quoi onen viendra au scrutin par les ballotes, suivant le nombre desquellesse fera sélection. Celle du Prieur de l’Eglise, d’autres Prieurs & desBaillis capitulaires se fera de la même maniéré. On aura toujourségard à la mutition des Langues à l’accoutumée.
De l’éleBion du Prieur de t Eglise.
Fr. JACQUES DE MILLY.
<í. Plus une dignité a de rapport avec le spirituel, plus on doit.avoir d’attention à la bien remplir. Ainsi nous ordonnons que quandcelle de Prieur de notre Eglise sera vacante, le Maître & le Conseilordinaire s’aífembleront pour en choisir un autre avec beaucoup.d’exactitude Sc d’attention. Ils feront un serieux examen & de lon-gues réflexions fur les mœurs, la doctrine & la suffisance de nos Cha-pelains de toutes les Langues : ils en choisiront un dont la conduiteait été reglée, bien instruit de tout ce qui concerne le service divin,lequel après son élection fera sa résidence continuelle dans le Cou-vent. Si des affaires pressantes l’obligent d’en sortir , le Maître & leConseil ordinaire lui marqueront un tems dans lequel il sera obligé/d’y retourner.